Déroulement de la journée “fête des fleurs“

avril, 2008

Les affiches des enfants donnaient rendez-vous à 10 heures.

Atelier peinture complètement ouvert…

L’intérêt d’installer les tables dehors, au centre de la résidence, est que les gens passent, descendent prendre leur courrier… on peut leur expliquer la journée, les inviter à participer…


Les enfants découvrent les photos des fleurs qu’ils vont semer l’après-midi.
Ils imaginent les phrases pour inciter les locataires (avec ou sans chiens) à respecter les semis et les plantations.


Puis petits et grands dessinent et peignent sur des pancartes de bois fabriquées par les ateliers de l’OPHLM. Ils sont très productifs, nous aurions dû prévoir beaucoup plus de panneaux. (Un autre atelier pour le mercredi suivant sera d’ailleurs décidé en fin de journée).
Après les avoir vernies, les pancartes trouvent chacune leur place.

Préparation de la terre

Pendant ce temps, les jardiniers de la ville préparent la terre, labourent, ratissent, griffent…


«On nous demande de préparer, ça ne nous dérange pas, c’est pour les enfants, mais après ce n’est pas nous qui entretenons…»
«Après ce sont des prestataires externes privés, et ils viennent sur un calendrier, juste x fois dans l’année…» «Alors ils ne connaissent pas bien l’endroit.»
«Par exemple quand on bêche quelque part on vire les ronces, le chien dent, les pissenlits… et si on fait bien le boulot au départ, après ça demande moins d’entretien!» «On sait ce qu’on a mis…»
«Le jardin, c’est mieux quand on fait tout du début à la fin…»

L’après-midi, de 13h30 à 18h

Atelier jardinage très varié…

PLANTATION DES ARBUSTES…
Un jardinier de la ville présente les arbustes,


leurs noms, la période de floraison
(potentille, hibiscus, lilas…), leur hauteur (si on ne les taille pas…), la dimension des fleurs (grosse comme ça…)… pendant que ses collègues font les trous et les disposent.


Les enfants apprennent ensuite chacun leur tour à se servir d’une pelle pour reboucher les trous, puis tassent la terre et arrosent au tuyau.

PLANTES COUVRE-SOL…
Stéphane du Conseil général leur fait ensuite planter une sélection de plantes couvre sol, qui doivent s’étaler et prendre progressivement toute la place (pervenches, marguerites, fraisiers, graminées…).

Ils ratissent, plantent avec les mains, balaient la terre…
ils utilisent de petits outils et de petits arrosoirs.

PAILLAGE POUR COUVRIR LA TERRE…
Les jardiniers déchargent ensuite le paillage et le répartissent avant de céder la place aux enfants pour bien l’étaler entre les plantations.

FLEURS DANS LES BUISSONS…
Devant l’accueil, les enfants creusent de petits sillons pour disposer des graines (Roses trémières et œillets d’inde…) partout devant l’accueil…

SEMIS DE PRAIRIES “NATURELLES“…

On enlève les pierres

On ratisse le terrain

Stéphane distribue les graines mélangées dans les petites mains…

les enfants sèment joyeusement… de façon “très“ aléatoire!

On tente un triangle de coquelicots par ici, un de bleuets par là…

DELIMITATION “A LA FICELLE“…
Il faut garder le passage pour la sortie de secours du restaurant…
L’OPHLM va s’occuper de faire poser rapidement de petites clôtures basses pour protéger les semis et plantations le long des deux passages piétons très empruntés.

PAUSE GOUTER
Les enfants s’assoient autour de la place, Cyril du Comité d’Initiatives Citoyennes et les parents distribuent boissons et viennoiseries.

PLANTATION D’UN ARBRE

On finit la journée en plantant un merisier, les enfants l’attendent, ils le tiennent, tassent la terre. On met son tuteur à la masse, on l’attache… puis les enfants l’arrosent, copieusement…


en attendant que Madame Lacouture prenne la relève, une fois par semaine…

La société d’entretien est prévenue que certaines zones ne sont plus à traiter (la prairies semée et les nouvelles plantations entourées de mulch ne nécessitant ni désherbant, ni coupe sévère).

TOUT LE MONDE A PARTICIPÉ!
Les enfants, les parents, les jardiniers, la ville, le conseil général, l’OPHLM…
Les enfants balayent, aident à ranger, portent les outils, les tables, les mamans les nettoient…

Une maman plaisante:«S’ils mettent plein de fleurs, l’OPHM ils sont foutus de nous faire payer plus cher!» «Ça va être beau!»

18 heures
Les enfants viennent nous demander «Elles ont poussé nos graines?»
Ils vont sûrement regarder régulièrement et suivre ça de très près


Brève méthode d’entretien…

avril, 2008
… pour tout ce qui à été planté pendant cette journée.
Journée dont je garderai un très bon souvenir. Stéphane

ARROSAGE:
à effectuer de préférence le soir pour éviter au maximum l’évaporation de l’eau
arbre, le merisier: arrosage copieux (20 litres environ) mais pas trop fréquent, 1 fois par semaine le premier été.
arbustes avec mulch au pied: les plantes n’auront pas besoin de trop d’eau, le mulch constituant une bonne protection. En été en cas de fortes chaleurs, arroser au pied des arbustes, 10 litres par pied 1 fois par semaine, est amplement suffisant.
vivaces avec le mulch, idem mais 3l/pied suffiront.
prairie fleurie, coquelicot et bleuets: il n’est pas nécessaire d’arroser, d’autant plus que les massifs sont au pied de bâtiments et donc un petit peu à l’ombre en journée.
Je recommande d’arroser jusqu’à la germination des graines et l’apparition de petits plants au sol (quoique en ce moment avec la pluie ce n’est pas nécessaire, cet arrosage étant indispensable uniquement si la terre devient sèche et se craquèle.)
Si la terre est encore légèrement humide, économisons l’eau, surtout que l’eau d’arrosage est de l’eau potable… D’ailleurs une petite récupération d’eau (citerne de 1m3 au pied d’un bâtiment reliée à une goutière) serait la bienvenue!
ENTRETIEN ANNUEL:
• prairie fleurie, coquelicot et bleuet: surtout aucun désherbage, le mélange est fait pour que les plantes s’installent et s’équilibrent en densité et en espèces au fur et à mesure de leur développement. L’opération d’entretien consistera en un fauchage à 10 cm du sol fin septembre/début octobre quand tout est fané. L’idéal est d’exporter les résidus végétaux 2 ou 3 jours après pour que les insectes présents sur les tiges aient le temps de se déposer au sol, sinon une exportation directement après la coupe pourra être envisagée. Quoiqu’il en soit il ne faut pas laisser les résidus coupés sur place.
Si des floraisons persistes, attendez un peu avant de couper et profitez en.
arbustes: pour qu’ils soient en bonne santé avec des floraisons vives et fournies, je recommande de les tailler fréquemment (1 fois tous les 2 ans c’est un bon compromis). Le choix de la date de taille et la manière de tailler sont la clé. Je n’ai pas noté toutes les espèces d’arbustes (Forsythia…) mais j’ai vu beaucoup d’espèces horticoles à fleurs qui sont à tailler après la floraison.
Pour les arbustes persistants, on peut les tailler presque toute l’année mais je recommande de le faire en hiver. Pour tous les autres arbustes caduques (qui perdent leurs feuilles ) taille en hiver pendant le repos du végétal.
vivaces: il faut couper tout ce qui est fané en fin d’hiver, avant le début du printemps (graminées, astéracées (famille des marguerite)…)
pervenches: (couvre sol à feuilles persistantes et à floraison violette) il ne faut pas y toucher, elles vont pousser et s’étaler. Vous pouvez les tailler sans problèmes en coupant les tiges juste si elles viennent à envahir vos chemins…

Jouer… à chat?

avril, 2008

L’Association des Femmes de la Boissière accueille des femmes immigrées qui veulent apprendre à parler à lire et à écrire en français.

Nous travaillons avec un nombreux partenariat: les écoles, le collège, les lycées, la bibliothèque, la ludothèque Ludoléo, l‘association Ensemble notre quartier…
Nous avions participé au concours de la ludothèque «À QUOI JOUAIS-TU QUAND TU ÉTAIS PETIT?»
Nous avons élargi ce travail, fabriqué les boîtes, lu les écrits à l’école Fabien.

Les élèves en retour nous ont fait cadeau des poèmes acrostiches sur leurs jeux maintenant et ils nous les ont montrés:
Connaissez-vous chat-couleurs, chat-bougie, chat-famille ou chat-glacé?


Savoir lire un paysage et transmettre…

avril, 2008

Quand les plus grands aident les plus jeunes.

Dans le cadre de l’interdisciplinarité, nous voulions que nos élèves de BTS en aménagement de l’espace puissent sensibiliser nos élèves de quatrième agricole à la lecture du paysage.

Cette intervention par des élèves de BTS avait plusieurs objectifs :

Le premier étant de sensibiliser les élèves de quatrième à la lecture du paysage, de les poser pour les amener à observer leur environnent quotidien qu’ils ne font que regarder d’une manière habituelle, rapide et passive.
Nous voulions qu’ils essayent de changer leur regard, qu’ils découvrent qu’un paysage à une histoire et donc nous parle
et n’est, somme toute, pas aussi banal qu’il en parait.

C’est ce qu’ont réalisé les BTS en commençant par une recherche, en classe, d’une définition du paysage. Puis ils ont aidé les élèves de quatrième à trouver un classement des différents types de paysage.

Les bases théoriques ayant été posées, les ainés ont emmené, sur le terrain, les 4ième . L’application pratique s’est passée sur la colline qui domine notre école. Ce site est intéressant car l’adret et l’ubac* offrent des vues très différentes (*l’adret versant exposé au soleil et l’ubac au nord). Les BTS ont laissé les élèves observer le paysage en leur faisant utiliser les théories apprises dans la salle de classe. Puis ils leur ont demandé de s’exprimer sur ce qu’ils observaient et enfin de dessiner. Ce travail c’est répété de l’autre côté de la colline avec en plus une comparaison entre les deux paysages observés. Les BTS ont aidés les 4ième à interpréter ce qu’ils voyaient et comprendre le paysage qui s’étendait devant eux.

Le deuxième objectif était d’augmenter la motivation de nos élèves de quatrième par le partage plus proche d’une passion, d’élèves à élèves. Nous voulions établir une relation avec le savoir différente que celle habituellement instituée entre élèves et enseignants.


Le troisième objectif était, pour les élèves de quatrième, d’essayer de changer leur image de soi. Les élèves de 4ième EA ont choisi cette filière bien souvent faute de mieux. Parmi les élèves de BTS, une était passée, comme eux, par la classe de quatrième et de troisième dans notre lycée du paysage. Elle a expliqué son parcours, son travail, les efforts qu’elle a faits et les joies qu’elle a eues pour arriver jusqu‘en BTS.

Enfin, pour les BTS ce fût un excellent exercice, de restitution de connaissances et d’application de ce qu’ils avaient appris.

La semaine suivante nous avons fait dessiner un paysage par nos élèves de quatrième. Le dessin terminé, ils ont sur une feuille, commenté ce qu’ils avaient observé. En général, ils ont marqué beaucoup de détails dans leur dessin et les commentaires étaient assez pertinents.

Les professeurs



Compte-rendu de la sortie avec les 4ème

avril, 2008

Pourquoi nous l’avons réalisé ?
Pour sensibiliser des jeunes qui sont déjà intéressés parce qu’ils sont eux-mêmes dans une filière horticole.
Pour leur montrer un lieu qui risque de disparaitre suite à l’urbanisation des villes.

Pour les préparer
Nous avons rencontré la classe de 4ème EA de Fénelon, pour leur présenter notre projet P.I.C. sur la découverte de la faune et la flore du Coteau sud de Coubron, à l’aide d’un power point.
Nous leur avons proposé une lecture de paysage simplifiée pour leur donner une base théorique avant de les emmener sur le terrain.
Après une brève présentation du groupe, nous leur avons exposé le projet avec ses objectifs et ses buts.

Comment s’est déroulée la sortie ?

La sortie a commencé aux environs de 14h30 (jusqu’à 17h00), nous avons tout d’abord visité le Coteau nord: panorama sur un milieu de plus en plus urbanisé (il n’y a pas de délimitations propres pour chaque ville, tout est compact), installation de grosses sociétés ainsi que de l’aéroport Charles De Gaulle.
La sortie s’est poursuivie sur le Coteau sud. Présentation de la faune et de la flore environnantes (prise de photos) et découverte de la rivière souterraine: la Dhuys (côté historique et côté paysager).

Nous avons réaliser une lecture de paysage simplifiée des Coteaux nord et sud, et montrer le contraste de ces deux milieux qui ne sont divisés que par une colline.

Cette lecture s’est construite par la mise en place d’activités ludo éducatives comme par exemple des dessins, des tableaux sur les différents Coteaux, et quelques rappels historiques des lieux (de la Dhuys, de la banlieue rouge, de l’agriculture, etc.).

Nous leur avons distribuer deux tableaux pour qu’ils rapportent leurs sensations, ce qu’il voient sur les deux Coteaux.
(Quelques termes utilisés par les élèves pour le Coteau nord :
maisons, autoroutes, forêts, cités, peu de paysage, peu de végétation, couleur : gris/bleu foncé, mal réparti, nette différence entre les deux Coteaux, pas de différences entre les plans, etc.
Quelques termes utilisés pour le Coteau sud :
les gitans sont de trop, arbres, champs, végétations abondantes, plus beau, très en pente, immeubles, vaches, zones pavillonnaires, etc.)

Nous leur avons expliqué les différentes étapes qui ont permis la préservation de la forêt et des dernières zones agricoles.
L’étalement urbain de la ville de Coubron commence à prendre le dessus sur la préservation des Coteaux.

Les élèves de 4ème EA ont été intéressés au début de la sortie mais ont très vite perdu leur concentration vers la fin de la visite à cause de la fatigue. La pluie n’a pas arrangée la situation !!! mais globalement l’expérience les à intéressés.

Les étudiants en BTS