… sorties, séjours : on ne s’endort pas sur nos lauriers !

juin, 2008

Le jardin, les sorties, les séjours… allez, dehors!
«Ce n’est pas une maison de retraite classique, on ne vous laisse pas vous endormir sur vos lauriers!» «Mais là on fait une fugue?» «Une personne a dit : ce que j’aimais c’est ma liberté, ici je suis enfermée… alors on sort le plus possible. Souvent les gens pensent que c’est difficile de sortir les personnes âgées, mais non… En tant qu’animatrice, c’est un tel plaisir, la satisfaction le soir de les avoir vu sourire.»

Des sorties, quelque soit le temps, on en fait tous les lundis, on les propose aux résidents, et on les pousse car souvent ils ne veulent pas y aller mais ensuite ils sont toujours ravis. On alterne, avec et sans fauteuil. «Moi j’irais bien, dans le jardin ou ailleurs, mais j’ai peur que ça me prenne, alors je ne veux pas sortir.» «Heureusement qu’on a des sorties, ça change les idées.»
Lundi dernier, par exemple nous sommes allé dans une jardinerie, on a regardé les poissons, les plantes… Madame J était comme un enfant dans un magasin de jouet, elle voulait regarder, sentir… ramener de la verveine citronnelle

Une journée dans un jardin privé

«C’est comme un rêve réalisé.»

Stéphane nous reçoit pour un déjeuner champêtre dans son jardin plein de charme… mais il pleut des cordes.
Qu’à cela ne tienne, on se hisse dans le salon marocain du premier étage dans la bonne humeur «Vous croyez avoir raté le kiné, mais non!» Personne n’est déçu «C’est beau, ça fait plaisir!» «Je me croirais dans le sud de l’Espagne, je serai bien contente de revoir ça…»
«On va pique-niquer à l’intérieur, comme en camping, en vacances.»
On écoute les mille et une histoires sur la maison et le jardin… On parle d’ici, du Laurier noble, d’avant, d’ailleurs…
On déguste la salade faite avec amour «Y a des échalotes? – Non, c’est les oignons rouges, des oignons doux. S’il faisait beau on serait aller cueillir la salade…» Les tomates cerise ont du succès «Au Laurier on va en planter pour l’atelier cuisine!»

UNE BELLE ECLAIRCIE

On part cahin caha à la découverte du magnifique jardin plein de surprises.
«On sent que la propriétaire aime vraiment le jardin!» «Oh, les gouttes d’eau, on dirait des diamants.» «C’est pour s’allonger?» «Un bol d’air, ça fait du bien.» «… c’est un cheval en bouée de paquebot, et le mat va servir à faire un mobile qui cliquette…» «Des petites bêtes, partout, des vraies, des fausses…» «C’est beau le passage…» «Oh le sureau a un tronc d’arbre, il sent bon! Et ce chèvre feuille rouge…» «La clématite qui grimpe dans l’arbre l’illumine…»
On va chercher des chaises pour faire une halte.
Stéphane partage les premières fraises des bois du potager «Je voudrais une fraise avec les feuilles…» «Il faut faire un vœu…» «Qu’est-ce que tu veux?»
«Venir dans un jardin sans repartir avec une fleur ou un petit quelque chose c’est quand même dommage. Je vais aller couper des fleurs pour qu’elles les mettent dans leur chambre… des roses et des fleurs parfumées…» «Les rouges c’est l’amour!» «Les blanches, on chantait ça à notre maman…»

Fin de journée à l’abbaye de Royaumont

On s’approche au plus près avec le minibus du “jardin des neuf carrés”.
«Au laurier, avec des parpaings, on a surélevé des bacs en bois à hauteur
et pour cet été, le résident qui aime s’occuper du jardin part en vacances, mais on va passer le relais pour arroser tous les jours à un monsieur qui aime bien les responsabilités. On a replanté 4 plants qu’il a fait pousser dans sa chambre.»
On visite le réfectoire des moines, le cloître… «Un nid d’hirondelle!» «ça serait dommage que de belles architecture soient perdus pour les gens d’aujourd’hui et de demain. Comme cet arbre, à 6 troncs. Ces arbres c’est une valeur historique aussi.»

Des séjours

On est déjà allé 4 jours à Center Parc avec 6 résidents dont 2 en fauteuils.
A Center Parc, c’était super de vivre pour la première fois avec eux en décallé, manger à n’importe quelle heure, prendre le petit déjeuner tranquille tous ensemble sur la terrasse…
On a fait des balades, de la piscine, des tours en rosalies, du bowling…

et cette année on projette de partir une semaine en Tunisie…
pour avoir des sensations, découvrir encore des choses!


Recette du thé à la menthe de Zora

juin, 2008

Tu fais bouillir de l’eau
Tu mets 2 cuillères à soupe de thé noir dans un verre, de l’eau bouillante, tu remues et jettes cette première eau
Tu mets le bouquet de menthe dans une théière avec le thé rincé, du sucre et tu remplis d’eau bouillante
Tu laisses infuser, puis tu goûtes pour ajouter du sucre si nécessaire…
Et tu sers dans des verres

On l’a dégusté avec des pétales de roses et des feuilles de verveine et de menthe enrobée de sucre. Les pétales peuvent être mis dans un verre (champagne ou autre) le sucre fond et le pétale flotte…
C’est agréable de goûter des choses insolites…


Il marche ce jardin nomade !

juin, 2008

(photos bientôt en ligne)

Donner et faire confiance

Un jardin et des gens qui deviennent autonome…

Michel Cerda, initiateur du projet «Ils ont voulu fermer, ce que, au départ, on n’avait pas voulu… et resserrer les bacs pour plus l’identifier.
Je suis content, c’est eux qui décident et c’est eux qui font!»

Les plantes changent de place. «On a repéré les pervenches qu’on avait plantées en pleine terre, le fraisier et le framboisier et ils ont été mis dans des cagettes…»
Certains bacs se sédentarisent, sans roue, posés sur des pierres.
« C’est marrant tous les coquelicots qui ont poussé autour. Ils nous avaient livré la terre de serre en camion, et on s’en ai servi au fur et à mesure pour les bacs… les graines ont dû arriver avec… » ça sert aussi pour remplir les jardinières.

Le voisin du rez-de-chaussée qui a déjà planté les piquets pour délimiter le jardin, a acheté un taille-haie «pour tailler les grandes herbes pour la fête, pour pouvoir faire le tour… et ce que je voulais faire c’est un chemin avec les bâches qui s’envolent et les fixer comme celles sur lesquelles j’ai tiré les bacs avec les sangles du camion.» Il a dessiné un plan du jardin au préalable.
«J’ai aussi cherché à me faire donner des draps pour que les enfants peignent des paysages pour décorer la palissade sans l’abîmer

Michel Cerda, «Nous on va garder un lien avec l’amicale des locataires mais repartir sur autre chose (atelier de peinture et d’écriture…). On va voir comment faire le lien avec des CM2 de l’école à côté qui travaille autour du jardin dans la cour et une parcelle allouée dans les jardins ouvriers, les amener ici ou leur amener des bacs…»

Les bacs de gazon sont tout secs, ils ont déjà une histoire.
Une petite fille qui a participé aux ateliers avec les classes de CP «On avait le droit de monter sur les bacs d’herbe, d’y marcher, de s’asseoir, de se coucher, c’était bien
Les paillassons de gazon sec laissent toujours cette possibilité (et n’ont pas été souillés comme les autres par les chats.) Les jeunes s’y installent pour dessiner, rempoter
Les bacs racontent ce qu’ils ont dans le ventre «J’écris que c’était des radis.»

Karima, animatrice des petits débrouillards, sort des bambous, du grillage, des feutres, des feuilles, de la ficelle, des jardinières, des pochettes pour jardins suspendus… donnent avec tous les outils beaucoup d’idées, d’enthousiasme d’écoute et d’énergie communicative
et les enfants s’emparent, choisisssent quoi faire, où et comment, proposent…

L’arrosoir magique ou l’eau précieuse

L’arrosoir de Karima est un cadeau qui vient d’Afrique. Chaque semaine un enfant l’emmène chez lui et vient arroser jusqu’au mercredi suivant.
On cherche à ramener des gros bidons pour récupérer l’eau de pluie.
Le voisin passe des seaux d’eau par la fenêtre du rez-de-chaussée. «Mes enfants viennent arroser, plutôt que courir ou se battre dans la cité, ça leur fait un endroit.»
«Il faudrait lui trouver un tuyau.»
Le Forum cherche un centre aéré qui voudrait bien suivre, arroser, le jardin nomade cet été

Derniers préparatifs avant la fête

Aujourd’hui on plante donc les bambous pour tendre des ficelles et mettre des pochettes qui serviront à faire un jardin suspendu (on verra comment ça résiste jusqu’à la fête…)
On tend du grillage contre la palissade pour accrocher les cartes postales.
Une équipe dessine tous les outils qui servent, les râteaux, les balais, les mains
On sème encore des graines, on replante des poivrons et des fleurs sauvages dans des jardinières.
«Les jardinières pour donner aux parents pour qu’ils les mettent aux fenêtres, parce qu’ils n’ont pas l’habitude…»

Chacun fait une invitation. «Je confie le scotch à Shaïma, vous les mettez dans vos allées
Pour mercredi prochain, vous en parlez à vos tatas… vous demandez à maman si elle peut faire un gâteau… ou vous pouvez en inventer un… ou un jus de fruits ou des fruits frais ou secs… (pour que les filles apprennent à manger sainement)
Si vous voulez vous pouvez venir à midi avec un pique-nique et on installera ensemble

Beaucoup d’enfants n’ont pas le droit de traverser pour aller jusqu’à la Maison Pour Tous, ils se joignent au groupe quand il traverse la cité pour venir au jardin nomade. Ils viennent s’ils ont envie, arrivent et repartent quand ils veulent… une trentaine sont là entre 14 et 16 heures, et quelques uns vont entre 16 et 17 à la Maison pour Tous pour finir les invitations. Il y a aussi des enfants de Villepinte et de Bondy qui font le trajet pour “être des petits débrouillards“… Ils se sentent libres de faire ce qu’ils veulent, dans la bonne humeur, l’enthousiasme et la confiance… ils ont envie de revenir et de montrer le jardin à toute la famille…
mercredi 18 juin à partir de 14 heures !


Sortie réussie au parc des Guilands à Montreuil

juin, 2008

Départ du collège à 8 h 30 direction le RER de Noisy le grand, 40 minutes plus tard arrivée à Montreuil et on grimpe vers le parc des guilands.
RDV avec Christophe (C), l’animateur de la LPO dans le parc près de l’étang.

Comme les trèfles à 4 feuilles

Mission 1 : apprendre le goût de chercher
C nous demande de trouver un trèfle à 4 feuilles! A cet instant précis, je me dis, oh, il veut les occuper! Allez! 10 minutes montre en main pour en trouver un!!!
2 minutes on suffit pour qu’Adeline arrive et nous dise « j’en ai un!!! » Tout le monde court alors vers le coin « miraculeux » et oh, surprise, l’un après l’autre on trouve 1, 2 voir 3 trèfles à 4 feuilles! voilà, nous dit C si on cherche, on trouve, et ils sont rares!
Donc si vous voulez voir des choses, il faut chercher!

Comme un jeu de piste

Mission 2 : repérage des lieux!

1- Autour de l’étang on regarde qui habite!
• les plantes
(roseaux; plumets et les massettes qui ressemblent à du coton; ce sont les graines transportées par le vent!)
• les poissons (les perches soleil introduites d’Amérique qui se nourrissent de phytoplancton, de zooplancton, des gardons)
• les oiseaux – Regardez là bas! qu’est-ce que c’est? des poules d’eau, elles font leur toilette! on les reconnaît avec leur tète noir, du blanc sur le ventre et leur bec orange!
Les milieux humides sont souvent riches en végétation!
Tiens! une hirondelle!
Non! (nous dit C) C’est un martinet, ils sont plus élancés et ne se posent jamais! Ils se nourrissent d’insectes en volant et vous avez vu, ils boivent en rasant l’eau, ils ne s’arrêtent pas! Ils font un plongeon, rasent l’eau! Ils ne se posent que pour pondre des oeufs! Leurs ailes sont en forme de faux élancées.
Ils sont très rapides, jusqu’à 200 km/h! On l’appellera l’inépuisable! ou le migrateur qui ne dort jamais!!!

2- Du haut de la butte, on observe les différents milieux:
• le milieu aquatique
(l’étang) avec les plantes aux bords, des cailloux (minéraux)
• la prairie avec ses herbes coupées, à gauche, là-bas
• la colline, plus sec, où l’on est, végétation rase où les gens piétinent!
• un milieu arbustif, buissonnant, en contrebas de la colline
• le milieu urbain, au loin!
On aura pas les mêmes espèces d’oiseaux dans tous ces milieux!
On va rechercher les espèces typiques de chaque milieu! Nous voilà partis!

Découvrir les orties douces, reconnaître un papillon femelle…

Mission 3: recherche de la biodiversité des milieux!

On arrive à la prairie, il y a plein de fleurs, plein de couleurs, des pissenlits, des marguerites, de la véronique (bleu).
Pourtant C nous dit ça c’est un milieu monospécifique! il est pauvre, peu de biodiversité! il est régulièrement tondu, les fleurs sont coupées, il n’y a plus de graines et l’herbe prend le dessus et ne laisse pas les autres plantes se développer!
On ne dit pas mauvaises herbes mais plantes adventis! Vite je le note!

Le milieu herbacé haut, juste fauché 2 fois par an, milieu non tondu (pas d’action de l’homme).
Beaucoup de plantes mellifères (qui produisent du nectar), ça attire les insectes! Tiens regardez, assez rares, 2 cétoines dorées (gros coléoptères aux jolis reflets dorés!). Ils se reproduisent! Comment on le sait demande un gamin? Ben dis un autre, tu ne vois pas il y en a un qui est dessus l’autre! Ah oui,c’est vrai!
Des ombellifères (elles font de l’ombre), des boutons d’or!
Là, il y a des arbres, des tilleuls. Oh! des coccinelles, tiens elles ont des points oranges et jaunes! Elles sont rares! C nous dit qu’il y a 100 espèces de coccinelles!
La fauvette est une autre espèce d’oiseau qui vit dans ce milieu.

La zone boisée!
Il y a plein d’arbres! les oiseaux peuvent y nicher!

Tiens tiens, une ortie blanche! Elle aime l’ombre! On va faire une blague à Den Jonathan! Tiens, regarde, une ortie! On lui caresse la joue avec! blanche! T’as vu, elle ne pique pas celle là!
On sourit!

Le sol est tapissé de gaillets grateron, cette herbe avec plein de petites boules qui collent aux chaussettes (avec leurs graines à crochets)! ah oui! on connait!

Oh! un papillon! Vite C sort son filet à papillons!
- Tu nous le prêtes! – Bien sûr, tiens! Attend, pas comme ça! Tu retournes ton filet sur l’herbe, tu soulèves légèrement le filet, tu glisses la boite de récolte sous le filet et après tu fermes avec le couvercle!
On attrape une abeille avec de très grosses antennes (C n’en n’a jamais vu!)!
Sous les arbres, le lierre terrestre fait des grappes qui font des « tâches monospécifiques (bleues) « ! il est odorant. Regardez ce papillon, nous dit C s’est un paillon tircis, à générations différentes! ??? c’est à dire?! et bien, certains passent l’hiver sous forme de chrysalides, d’autres sous forme de chenilles: c’est un papillon de jour (ses antennes sont en massue), il est diurne!
Il a des points sur les ailes, on vérifie sur le livre des insectes avec C, c’est une femelle, on la reconnaît à la position des points sur ses ailes!
On en apprend des choses!

On emprunte un pti chemin, à droite, au loin on voit le milieu urbain, à gauche, le bois.
Des moineaux sont présents car ils se nourrissent d’insectes, de graines. Vous savez pourquoi les oisillons sont nourris de vers, d’insectes??? parce qu’ils sont en pleine croissance et il leur faut des protéines!

Christophe nous raconte qu’il est allé voir la migration des martinets. Il en a vu 17000 en 3 heures!!!! Il a vu un monsieur qui s’est pris un martinet dans le front! ils ont relâché ensuite le martinet car il était un pti peu assommé! Le martinet est diurne, il chasse le jour!

On a vu une galle sur une feuille de tilleul: la plante se protège d’une piqûre d’insecte.
La galle de l’églantier: Christophe l’ouvre, on s’approche pour voir ce qu’il y a à l’intérieur!? On voit des galeries, la larve (blanche qui ressemble à un ver! berk! ) d’une guêpe est logée dedans!
Ecoutez! il y a un oiseau dans le milieu buissonnant: le pouillot véloce! quel drôle de nom!
On l’appelle aussi le compteur d’écus! Pourquoi donc?
Christophe nous raconte que son chant ressemble au bruit que font des pièces d’or qui tombent!
La légende dit qu’au pied de l’arbre où il chante on va trouver de l’or! (un trésor)!!!!!
On y va!
On a entendu une fauvette grisette! Il est mignon son nom!
Mais au fait, dites moi, pourquoi les oiseaux chantent-ils?
Ce sont les mâles qui attirent les femelles. Il lui dit, je chasse bien, ici c’est mon territoire!

Un arbuste avec des fleurs jaunes, Adeline: « c’est du genêt »! non, dit Christophe, ça ressemble, c’est la Cytise (ses feuilles sont en forme de trèfle)!

On est sorti du chemin! Ah oui! On retrouve le coin où l’année dernière on a fait notre expédition récolte d’insectes! On s’est tous assis sur le ponton en bois au soleil! on était bien!
Des ptites roses miniatures, de l’aubépine, elles sont trop belles! des toutes petites roses!
On a trouvé des chenilles!

Christophe nous conseille un livre sur les oiseaux: ornithologie (Delachaux, editions: Niesles), je note!

C’est l’heure de rentrer! Christophe a un rdv. il nous dit avant de partir on va faire un pti bilan!
On s’assoit tous dans l’herbe sur la colline pas loin de la sortie!
Alors! qu’est qu’on a vu? On essaie de se rappeler!
Chacun se souvient, on reprend tout ce qu’on a vu!
Jonathan, reste debout! il ne veut pas salir son pantalon! Allez lui dit Christophe si tu t’assois sans te frotter tu ne vas pas te salir!
Ok, je vais m’asseoir! encore debout, non! Jonathan, allez met toi avec nous! je te prête mon pull si tu veux lui dit Christophe! Non, c’est pas la peine! enfin! Jonathan s’est assis avec nous!!! lol
Amin a bonne mémoire! Il se rappelle de presque tout! très bien!
C’était super bien! l’année dernière aussi mais différent!
L’année dernière on a plus observé les oiseaux! cette année, c’était plus complet! on a vu plein de choses!
On le dit à Christophe, il est content que ça nous ait plu!
Allez, il est l’heure de se quitter!
On dit au revoir à Christophe, on le remercie, à la prochaine!
On peut aller aux jeux, svp, madame canale, allez! un pti peu!
Ok mais pas longtemps!
5 minutes, allez on y va!
On a plein de choses dans la tête!
Allez, on ne traîne pas il faut rentrer au collège!


Les redoutables envahissantes !

juin, 2008

C’est un énorme talus très pentu, que nous avons trouvé à l’abandon. Le bas du talus servait de décharge sauvage, avec des carcasses de bus, une vieille grue, et une certaine quantité de déchets divers… Heureusement la ville de Nanterre nous a donné un coup de main pour l’évacuation des plus gros trucs.

Ici, on trouve à peu près toutes les plantes les plus redoutables: envahissantes, bien accrochées, moches. La clématite (clématis alba) par exemple, a colonisé toute la pente, avec ses grandes lianes grises et poussiéreuses. Au fil des années, ses racines et ses branches s’empilent pour former une masse informe, de surcroît bien ancrée dans le sol. Seules quelques orties virulentes arrivent à pousser à travers le maillage.
Nous arrachons tout ça, pour découvrir la Cité des Cloportes. Le sol est recouvert de ces petits crustacés… il faut penser à bien secouer les gants entre chaque usage!


Les plus beaux arbres sont libérés, et nous planterons des espèces locales pour couvrir le sol. La lutte contre la clématite continuera tant que nos plantations ne seront pas adultes.


La rue Jean Perrin dessert les berges de Seine, très prisées par les promeneurs à cette saison: déjà les premiers s’interrogent sur notre talus. « Revenez dans un an pour le pique-nique dans l’herbe verte! »