Le jardin abandonné
Globalement c’est un petit désastre, mais en y regardant de près plein de petites choses apparaissent, ressortent…

des œufs, différents d’une fois sur l’autre (cailles, pigeons)

des plantes venues de nulle part,

des apparitions plus ou moins naturelles,

enracinées,

noyées,

les entrailles des bacs qui ressortent,

couvertures, billes d’argile

fleurs roses dans les herbes sèches,

fleurs bleues qui se dressent,

fleurs blanches qui retombent en cascade,
… autant de petites plantes qui partiront peut-être ailleurs,
en venant de là!
AVEC LES GENS DU QUARTIER,
pourquoi cela n’a pas bien fonctionné?
• Dans leur mémoire, ça n’a jamais été un endroit et donc ça ne l’est pas devenu, même pour passer…
«Ma fille de 8 ans était très contente de participer aux plantations. Elle regarde de la rue à chaque fois qu’on passe, mais on ne traverse pas. Personne ne passe par là, ils doivent avoir peur parce que ce n’est pas bien aménagé.» Famille du quartier

Les dessins des enfants exposés sur une corde, se sont retrouvés en bouquet, par terre.
• Ils ont assimilés le projet uniquement au square qu’ils attendent…
«Il y a eu un petit papier, mais on n’a jamais vu personne. Ils ne savaient pas qu’on pouvait y faire quelque chose. Tout le monde a bien compris que ça allait être un espace vert.
Ce qui les intéresse c’est du concret, ce qui va rester. Ils n’ont pas du tout de jeux dans la cité, ils attendent les jeux et c’est tout.» Groupe de mamans devant l’école maternelle en face
«Pour qu’on vienne, il faudrait un vrai truc joyeux, un petit chemin…

… de l’herbe et des bancs, des arbres autour, mignon et propre, comme là (de l’autre côté de l’immeuble)…» Groupes de jeunes de 16 ans

• Une série de choses prévues n’a jamais eu lieu…
ou pas sur place!
Par exemple, le centre aéré a commencé à venir peindre les bacs, puis nous a dit «Oh oui, c’est bien. Maintenant on le fait chez nous.»
Les voisins, qui ni viennent pas surveillent à leur manière, ils leur disaient qu’ils n’avaient pas le droit de jardiner…

On espérait que les gens plantent ou déplacent les bacs ailleurs, mais les gens ne se le sont pas approprié ou en pièces détachées.
Par exemple, quelqu’un est venu récupérer des roues après avoir demandé l’autorisation. On lui a dit oui, à condition de savoir ce qu’elles sont devenues, qu’il nous donne un retour, (un jardin peut bien devenir une boîte à outils…)

Ce n’est pas très bien qu’il soit (re)devenu ce qu’il était avant…

un terrain trop vague, abandonné aux intempéries
Pour l’acte II, on va modifier des choses…
«C’est un beau projet. Les gens n’ont pas pigés. Cela ne fonctionne pas s’il n’y a pas un relais, convaincu et convaincant… il faut faire du porte à porte, expliquer, accompagner les gens. Trouver sur qui s’appuyer…» La directrice de la Maison pour tous
C’est un projet à long terme, il faut que les partenaires le soient aussi, que l’on soit plus présent, peut-être avec un lieu de replis, une base repérable (avec eau et électricité pour être autonome), pouvoir recevoir des gens, organiser des animations, des expositions…
le suivre de plus près.
On apprend!
A suivre…