… en regardant de plus près!
SUR UN DES TALUS,
L’OBJECTIF EST DE RECREER UN SOUS-BOIS
pour nous, techniquement:
en favorisant les espèces en place que l’on désire voir se développer
pour les riverains:
en donnant un petit air «entretenu» par quelques tailles visibles…

- On a commencé par débroussailler, enlever le lierre qui monte sur les arbres et ratisser tout ce qui est tombé.
- On a discuté pour savoir pourquoi garder tel arbre plutôt que tel autre, en demandant l’avis de chacun et en composant… par exemple, on a conservé des arbres morts parce qu’il y a des nids!
- On dirige les plantes qui étaient sur le sol, sur le grillage, c’est un travail de longue haleine.

- On apprend à découvrir la nature. 
Ça ce sont des baies (Cotonéaster) qu’un animal doit ingérer pour qu’elles puissent se ressemer…
d’ailleurs on a trouvé un hérisson… en le ratissant!
Là, on voit que les robiniers, des pseudo acacias, avaient été plantés parce qu’ils sont bien alignés…
Sur le trottoir derrière, les poiriers en fleurs ont une belle forme.
- L’endroit où ils lavent les RER c’est un concentré des odeurs dans les tunnels…
mais du jus de train sort de belles graminées avec des couleurs presque fluos sur les coulures du RER. Quand on revient du talus, on fait attention de ne pas marcher dessus, c’est un microcosme.
- C’est le genre d’endroit que je n’aimais pas, mais ça a un côté magique, un sous-bois, là, entre les rails et les bureaux, c’est délirant!
SUR LA ZONE DE RAILS, LA PROFUSION DE BUDDLEIAS
aurait été sympa à mettre à profit.
Ce que l’on aurait aimé faire, c’est les laisser pousser et tailler dedans pour faire une création. Mais ils font partie des espèces nuisibles, il faut déclarer qu’il y a une invasion et le propriétaire est tenu de les contrôler.
Ici, le sol leur plait, typique, bien sec, plein soleil. Dans un sol riche, ils se reproduisent moins.

Pour s’en débarrasser, il était donc prévu sur la zone de friche deux fauches par an à la débroussailleuse. Mais ce n’est pas assez efficace alors on les arrache. Quand ils sont trop petits, sur 3 hectares, ça fait je ne sais pas combien de milliers, alors on attend qu’ils poussent un peu, c’est plus facile pour qu’ils ne cassent pas, il y en a un peu moins car ils s’étouffent les uns les autres et surtout on voit la différence quand on travaille!
- La petite ceinture, à Paris, c’est un endroit qu’on laisserait bien à l’abandon car ça a du charme, mais ici c’est moche alors on se dit qu’il faut faire quelque chose.
- Moi, je pense qu’il faudra repasser dans 6 mois.
- On s’est mis d’accord pour garder un souvenir de la friche et c’est cet arbuste: le survivant. Avec ses épines, il est drôle, avec un petit côté défensif… On se contente de peu sur un site comme ça.
SUR L’AUTRE TALUS,
ON A FAIT DE L’AMENAGEMENT
C’était pas mal aussi d’apprendre la technique de maintien de talus…

On a mesuré le talus en longueur, on a essayé de prendre en compte toute la profondeur, que ce soit réparti mais en même temps que ce ne soit pas régulier, pas trop carré, pour que ça fasse naturel.
On a calculé le branchage de saule à tresser qu’il fallait, le nombre de pieux. On a griffonné un dessin… et on l’a fait sur le terrain.
On prenait du recul en s’éloignant pour regarder, se rendre compte de ce qui faisait bien… On a fait des tranchées de 50 cm…
On pourrait faire des terrasses aussi comme ça pour planter…
c’est être un peu paysagiste.
Et puis on a avancé aussi le potager.

On l’a divisé en 4, les ficelles délimitent les allées pour pouvoir marcher. Sur un des carrés on a semé 4 sortes de choux (Bruxelles, fleur, brocolis, Romanesco) et je ne sais plus quoi, mais on a mis les sachets comme étiquettes…