Des choix adaptés… pour que le vert dure!
décembre, 2007
Mercredi 12 décembre, nous avons fait le tour de la résidence en détaillant chaque plate-bande, en réfléchissant aux meilleurs emplacements, aux types de plantations à prévoir, comment les protéger…

Nous, ce sont des professionnels, ouverts, ayant la volonté de travailler ensemble sur ce projet pilote (agent d’accueil de la résidence, chef de service des Espaces Verts de Bobigny, responsable du Centre d’Initiatives Citoyennes de la mairie de Bobigny, responsable du développement social de l’OPHLM, responsable du Conseil général des aménagements paysagers du Sausset…). Les locataires conviés par affichage ne se sont pas déplacés.
Des options de clôtures
“Quand c’est ouvert les gens piétinent et dès que c’est fermé les gens jettent.”


Nous allons faire un test, semer les mêmes graines de prairie fleurie dans la partie derrière le grillage et à côté sous l’arbre sans clôture… et voir… on peut avoir une surprise…

On voit bien où les gens passent… Les angles des cheminements sont mal faits, quand on est 3 on passe dans la terre: il faudrait soit stabiliser, soit protéger.


On pourrait essayer des petites bordures comme des poteaux en bois mais en béton pour que ça ne pourrisse pas. Ça empêcherait les poussettes et les vélos de passer mais ça ne serait pas vraiment clôturé: “c’est mieux ça n’interdit pas, mais ça fait appel au bon sens.”


Privilégier la densité… qui se remarque
En évitant les tracés de passages les plus réguliers, on pourrait commencer dans un périmètre restreint par des arbustes à branches colorées, rouges et jaunes (cornouillers plantés côte à côte), avec aux pieds un mélange de plantes couvre-sol (9 par m2) et autour un paillis et des bordures: pour que les gens voient nettement la limite entre ce qui est planté et ce qui ne l’est pas.


Des végétaux symboliques
Là il y a sûrement eu un arbre, ce serait symbolique, si on en remettait un.
Et pour les semis, on peut peut-être réaliser avec les enfants de grandes fleurs à mettre sur l’emplacement des semis pour faire savoir que des fleurs doivent pousser.
Publié par sophie
Pour l’entretien, ça prend moins de temps, ça protège le sol, les plantes du gel, ça limite l’arrosage, ça évite le désherbage… ça suppose juste de balayer les allées pour remettre les copeaux qui sont venus sous les chaussures, mais «de toutes les façons ici c’est fait tous les jours.»
Pour cette année il faut imaginer quelque chose pour semer et planter avec les locataires: une fête du printemps? avec un goûter?
- Je lui ai tendu un sac en plastique en lui disant que j’en avais assez de ramasser les crottes de son chien, elle a hésité puis elle a ramassé. Mais on ne peut pas être tout le temps là.
Nous allons semer mi-avril des graines qui ont une drôle d’histoire. Un producteur vient prélever différentes graines de plantes indigènes, c’est-à-dire qui poussent traditionnellement dans la région (en l’occurrence une trentaine d’espèces d’Ile de France), il en fait la culture sur ses terrains pour en avoir un stock puis les mélange avec un savant dosage (qu’il garde top secret)…