Projet moteur qui se ramifie…

Tous les ans, je choisis un projet moteur pour la classe (cette année biodiversité et paysages), dont on parle au début de l’année et que j’intègre au quotidien.

Nous avions prévu de travailler sur les arbres de la cour, ils avaient chacun choisi un arbre qu’ils devaient observer tout au long de l’année… et puis l’école a brûlé, les classes ont déménagé, du coup on s’appuie sur les sorties, au parc des Guilands…

Des enregistrements de chants d’oiseaux ont été réalisés par ma classe, en plus des sorties “de saisons“, avec une intervenante du CORIF et du matériel spécialisé (paraboles), par groupe de 6 enfants à tour de rôle (12 classes en Ile de France participent au projet qui va se concrétiser par un CD). Ils ont aussi conçu textes, dessins et maquette pour le fascicule.

Notre élevage de chenilles et de larves de coccinelles a trouvé sa place dans le hall du centre de loisirs (plutôt que dans nos classes) pour que ça profite à tout le monde. Nous avions commandé des kits élevages en même temps que les jumelles.

Nous remettrons les papillons et les coccinelles dans la nature. C’est pour ça que les enfants étaient aussi contents d’en voir à Vaujours…

Nous correspondons sur les oiseaux que nous observons, avec des élèves de maternelle, eux au parc Montreau et nous au parc des Guilands. L’institutrice est une ancienne collègue… c’était l’occasion.

Chaque enfant de ma classe réalise un jeu question/réponse électrique sur les oiseaux qu’il va offrir à un enfant de maternelle en juin.
Nous le préparons dans le cadre des cours de sciences et technologie pour étudier l’électricité. Nous avons défini quelles questions poser “à qui appartient“ + la photo d’un bec (d’une patte, d’une silhouette, de petits…) et 3 photos d’oiseaux en face, au choix… Si on sélectionne la bonne réponse, l’ampoule s’éclaire. On a fait le support en carton, puis avec des fils, une douille, une ampoule et une pile… et ils ont cherché eux-mêmes comment brancher pour que ça marche. C’était rigolo.

Les enfants sont super attentifs à ce qu’ils observent. Dans la cour de récréation, ils ont un petit carnet, que je ne regarde jamais, pour noter ce qu’ils veulent, avec la date, le lieu, l’heure et énumérer ce qu’ils font ou voient sans rédiger. Certains ont du mal à se concentrer sur plusieurs choses, regarder sur place et écrire en même temps, l’année prochaine nous allons essayer un cahier d’observation avec des feuilles de dessins.

Les enfants changent de regard sur ce qu’ils observent et ensuite c’est eux qui deviennent moteur…

Chaque année il y en a 1 ou 2 qui accrochent vraiment, se font offrir des jumelles par les parents, mettent des nichoirs et des mangeoires chez eux. L’année suivante ils se passionneront peut-être pour autre chose, mais il en reste toujours quelque chose.

Le programme de sciences “unité et diversité du monde vivant“ est tellement vaste que l’on peut y accrocher beaucoup de choses, mais les nouveaux programmes plus lourds en français et en math ne vont pas faciliter l’intégration de ce type de projet. Sur l’école, on s’est réparti les sujets entre maîtres à l’intérieur du cycle de 3 ans. J’aime bien travailler avec d’autres adultes et donc d’autres classes.
Cette année, c’était bien même si on a fait trop de choses… quand on est sur un projet on est d’autant plus sollicité pour d’autres.
L’année prochaine je partirai sur des projets différents, c’est plus motivant de toujours changer. Si on rentre dans les locaux, la priorité va être de s’occuper du jardin de l’école… ça profite à tout le monde.

Laetitia Lachkar

Laisser un commentaire