Histoire du projet
Par ma fenêtre!
“ICI OU LA-BAS“
COMMENT ON A DÉMARRÉ CE TRAVAIL?
Pour apprendre à se situer, on se demande: “Est-ce que je connais mon quartier, est-ce que je sais comment il s’appelle?“ “Et ma ville, mon département, ma région?“ et l’on arrive à “mon pays“. Il n’est peut-être pas facile de répondre à cette question.
Une personne a répondu La France, une autre le Maroc, une troisième la France et la Tunisie, puis Le Sri Lanka et la France…
Ici, là-bas, ici ET là-bas, ici OU là-bas… Nous avons essayé de répondre à la question «C’est quoi pour moi mon pays, qu’est-ce qui fait que je peux répondre la France, qu’est-ce qui empêche peut-être… Est-ce que je me sens ici chez moi? (cf texte «ici et là-bas, ici ou là-bas?»)
On en est arrivé à la phrase
« l’arbre qui n’a pas de racines ne peut pas porter de fruits. »

Chacune a dessiné son arbre et a écrit une phrase importante pour elle.

C’est quelque chose qui est toujours en cours, un collage collectif, qui grandit… Un petit message, une boîte, un dessin, comme une bouteille à la mer…


Les nouveaux ajoutent leurs arbres, ils débordent de la feuille sur les côtés, il y a toujours de la place… ça va faire une forêt!
On voulait aussi faire un collage avec les enfants et les pères. A la fête de quartier les femmes ont animé un atelier pour le faire réaliser aux enfants.
Après s’être entraînées, les femmes ont fait une lecture des petits mots (en juin, puis dans une classe de collège en février).
Chacune lit une phrase, sinon ce n’est pas tout le monde qui prend le temps de tout lire.
“CE QUE JE VOIS PAR MA FENÊTRE ICI“
LA PROPOSITION SUIVANTE a été de dessiner “ce que je vois par ma fenêtre ici“… pour ensuite en parler.

«Quand on dessine, on est concentré, on parle peu.»
Plus tard les 2 groupes se retrouvent pour regarder tous les dessins…


… et énumérer ensemble ce que chacun “voit par sa fenêtre“,

dans l’ordre qui vient à l’esprit, avec les mots que l’on connaît:
«C’est ici ou au Sri Lanka? - Je regarde et après je dessine

- Je vois la rue, beaucoup de murs, beaucoup de passants - c’est les gens qui passent…
- des voitures, des vélos, des maisons, des arbres, des bâtiments, des grandes maisons, des appartements, des pavillons, des avions, des parcs pour les enfants, quand c’est petit c’est un square, des jardins, des magasins, des arrêts de
bus, des stations, les trains, la gare, des bus, les maisons où plusieurs familles habitent, les grands bâtiments - c’est des HLM, les cités - ça s’appelle des immeubles - l’école des enfants, les voisins, le marché, les chats, la bibliothèque, des restaurants, la pâtisserie, l’hôpital, la pharmacie – oui, mais vous ne voyez pas tout ça de votre fenêtre? – pas de chez moi, mais d’en face - quelqu’un le voit! – Ce qu’on voit c’est la ville – la mairie, la poste, la forêt - la forêt c’est quand il y a beaucoup d’arbres – mais il n’y a pas la forêt ici – des plantes, des fleurs, des camions, le centre commercial, les papillons.»

QU’EST-CE QUI EST TRES DIFFERENT ICI
PAR RAPPORT A D’OU VOUS VENEZ? CE QUI VOUS A FRAPPE.
«Les bâtiments, le métro, les églises, les écoles, les lycées, les collèges.»
OU CE QUI VOUS A MANQUE?
«J’habite à la campagne dans mon pays, je regarde les arbres, les fleurs.


Mes enfants allaient à l’école tout seuls. Ici il faut les accompagner.
Là-bas ils jouent en liberté, ici, on est obligé de les accompagner.»

«Il y a beaucoup de soleil là-bas, ici il y a beaucoup de pluie.»

«Ici on ne voit jamais le soleil, on voit des nuages.»
«Le soleil aussi, tout le temps, ce n’est pas bien. Chez moi au Maroc, pour les agriculteurs, il n’y a pas beaucoup de pluie: ça manque!»
«Dans tous les pays, il y a le ciel!»
«En Tunisie, je faisais pousser les légumes et les fruits, ici je dois les acheter.»
«Il n’y a pas d’autoroute au Sri Lanka. Ici les transports c’est très bien, dans mon pays ce n’est pas bien.»
ON A TRAVAILLE AUSSI SUR LES SAISONS.


Les femmes ont évoqué les odeurs des différentes saisons. (voir article précédent)

H. a dessiné le printemps. Marie l’a animé pour illustrer le texte écrit aussi par H.: Comment la maman oiseau cherche des vers de terre pour ses petits, les abeilles butinent…
«En Turquie aussi, il y a 4 saisons. Maintenant ici c’est le printemps.»
JE VOIS, JE VOYAIS… J’IMAGINE…
QU’EST-CE QUE J’AIMERAI BIEN VOIR?
Ceux qui n’ont pas envie de dessiner peuvent écrire ou faire des photos…

«Dans mon pays,
il y a plein de cocotiers,
des manguiers,
des bananiers,
des grenadiers,
des cannes à sucre, des palmiers,
des jaquiers,
des papayes,
de la cannelle
…»

Le travail continue…
A suivre…



