Evolution du projet
On a regardé le plantain, l’achillée sauvage, le pissenlit, la pimprenelle, les graminées… dans le tableau de Dürer, dans le parc du collège: chaque fleur…
On est allé les chercher jusqu’au bout du parc, ça donne le temps de se parler, ça établit une relation.


On a déraciné des fleurs dans l’herbe, avec une pelle. La boue, ça salit les chaussures.
La première fois, on était étonné de toucher les plantes… d’oser prendre, sentir: c’est un plaisir!
Celle-là on dirait un pissenlit, mais elle a les feuilles douces, un peu poilues, avec des pois…

On les a plantées dans un pot. On est allé chercher un projecteur. On les a mises en scène!

On a fait du dessin d’observation, sur du papier de rien, du papier d’emballage, pour que ça participe au «presque rien»… On a effacé plutôt que déchirer la feuille, effacer, recommencer…



On a fait des photos, avec la notion de cadrage, de champs, de hors-champs, de profondeur… on s’est approché, éloigné, on est passé de la fleur au paysage!

On envisage de faire une première exposition, à un endroit que tout le monde voit, derrière les vitres du self. Devant il y a un espace avec de l’herbe… et des pissenlits. Une présentation pour montrer, faire savoir, peut-être attirer d’autres participants, faire regarder peut-être autrement.

Pour les faire changer de statut (les pissenlits),
on va réfléchir à une présentation de ces plantes dans un autre cadre, autre qu’habituellement naturelles dans un champs…
Nous les avons déjà mises dans un pot, éclairées… pourquoi pas un cadre doré, une pancarte décorée, les encadrer où elles poussent…
Plein de pistes à explorer!
Pourquoi pas un parcours pour les portes ouvertes le 17 mai…
On voudrait aussi apprendre des trucs sur ces «mauvaises herbes»:
leurs vertus, des histoires même improbables, des recettes, si ailleurs elles sont rares… et recherchées (comme la fleur du phoenix, nous dit Quentin, qui guérit les blessures graves et l’inspire pour faire un magnifique oiseau de la Saint-Valentin)…
Pour avancer on a besoin d’en parler, d’échanger nos expériences, partager l’enthousiasme de la nouveauté et partir un peu plus loin, plus nombreux.

mars, 2008 à 7:21
Bravo ! J’imagine le travail, la concentration et l’enthousiasme que ce projet procure aux enfants (et à vous !).
Surtout continuez …