Pour une convivialité aux jardins…
Ces jardins sont des jardins collectifs où le jardinage est une des activités.
Chacun peut soit jardiner, soit lire, soit observer, soit apprendre, soit discuter, soit bricoler, soit peindre, etc. Et, même ne rien faire !
«L’été, je viens jusqu’ici pour me mettre à l’ombre pour profiter des oiseaux, ne rien faire…»
Lorsqu’il y a une récolte, le partage des fruits du travail se fait le jour de celle-ci entre les présents.
«Même si moi, quand ils viennent juste pour la cueillette, ça m’énerve!»
Chaque participant s’engage à respecter tous les autres membres du groupe et l’animateur est le garant de la cohésion du groupe pour que chacun puisse trouver sa place et se faire plaisir !
Toute les décisions liées au fonctionnent des jardins sont discutées en groupe, rien n’est imposé, tout est concerté pour une responsabilité partagée.
Les nouvelles idées et les projets sont donc les bienvenus !
«Il n’y a aucun jugement de valeur, le respect de la personne est au centre.»
«Pour le moment il n’y a pas d’animateur alors on s’adapte, par exemple pour Montreuil Catherine a les clés du jardin…» «Dans le collectif, il y a des concessions à faire. C’est comme en math à la base c’est le plus petit dénominateur commun…» «Mais comme dans le curry, si on met peu de sel… on peut toujours en ajouter.»
Qui vient aux jardins?
Il y a les habitués qui viennent du centre mais aussi d’autres structures et les voisins:
• La maison au bout du jardin est un logement passerelle.
On dit au début aux gamins que ce n’est pas un lieu pour jouer et ça se passe bien. Quand on est là ils viennent avec nous, discutent, mais c’est informel.
• Il y a des patients en psychiatrie qui viennent jardiner les jours où nous ouvrons.
On n’est pas vraiment directif, on propose éventuellement des choses «Si t’as envie de ramasser les feuilles…», et ça se passe très bien.
• La nuit, des gens passent dans le jardin par cet arbre, on retrouve des bouteilles, mais ça va…
Dans un règlement, le cadre est là pour favoriser la liberté.
